Retour vers la Matrice

Neo, sous les traits de Keanu Reeves, est de retour avec La Matrice : Résurrections, le quatrième opus tant attendu de la franchise. Étant un grand fan de la trilogie originale, j’avais très hâte d’apprendre comment l’histoire allait se réinventer, sachant très bien comment le troisième film se terminait pour Neo et Trinity. J’étais fébrile, mais j’avais tout de même une pointe d’inquiétude. Allais-je être déçu? Non.

Thomas Anderson (Neo, mais dans La Matrice), maintenant créateur de jeux vidéos, réapparaît dans un univers qui ressemble furieusement à la Matrice, mais en pire. La vie ne semble être qu’un éternel recommencement et Thomas, en proie à des épisodes hallucinatoires, est réduit à voir un psychologue (Neil Patrick Harris, excellent dans son rôle).

Le plus grand problème de la franchise La Matrice, c’est que le premier film était si parfait et grandiose qu’il est devenu la norme sur laquelle on se base toujours pour évaluer les autres. La barre est tellement haute. Il est préférable de s’abstenir de les comparer entre eux. Ça a été un grand plaisir pour moi de retrouver Keanu Reeves et Carie-Anne Moss dans leurs rôles respectifs. J’ai beaucoup apprécié la « modernisation » de l’histoire et du cadre dans lequel évoluent les personnages. Les acteurs sont toujours au sommet de leur art même après toutes ces années et on comprendra même pourquoi Laurence Fishburne (Morpheus) n’a pas été rappelé.

D’un point de vue réalisation, action et effets spéciaux, l’équipe de production avait de toute évidence à cœur de respecter l’essence même de la franchise. Là où le bât blesse, malheureusement, c’est que le scénario est si dense et complexe qu’il aurait sans doute été préférable de le diviser en trois films plutôt que de tenter à tout prix de tout compresser dans un seul épisode. 

Bien que La Matrice : Résurrections possède de nombreuses qualités et était de toute évidence très divertissant, je n’ai pu m’empêcher de me demander si le film était bien nécessaire… Si les producteurs décident d’aller de l’avant avec une trilogie, ça pourrait bien être le cas. Mais si tout se termine effectivement avec ce dernier chapitre, je serai déçu d’être soumis à une fin beaucoup moins solide que celle de La Matrice : Révolution avec en prime plusieurs idées à boucler. Pourquoi rouvrir une histoire terminée si on n’a pas l’intention d’y mettre fin correctement?

Photographies : © Warner Brothers, 2021

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s