The Reckoning : sorcellerie et torture

Jeudi dernier démarrait le Festival Fantasia qui devait s’adapter cette année pour faire face à la situation dans laquelle nous vivons actuellement. Ils ont donc opté pour une formule 100% virtuelle, permettant aux fans de cinéma de genre de visionner les oeuvres directement dans le confort de leur foyer. Bien que nous soyons très heureux que le festival ait quand même lieu, force est d’admettre que l’atmosphère qui règne en général dans les salles du festival nous manquait un peu.

Le film d’ouverture cette année était The Reckoning, une histoire d’horreur qui se déroule en Angleterre, en 1665… en pleine épidémie de peste où la peur et la méfiance font la loi! Le choix du film n’était évidemment pas le fruit du hasard. Réalisé par Neil Marshall qui nous a offert l’excellent The Descent en 2005, The Reckoning est un bon film qui n’arrive toutefois malheureusement pas à s’élever au niveau de The Descent.

L’histoire tourne autour de Grace Haverstock, interprétée par Charlotte Kirk qui a aussi contribué au scénario. Nouvellement veuve, la jeune femme devra faire face à la haine des hommes et l’Église qui auront tôt fait de l’accuser de sorcellerie pour atteindre leurs objectifs. Captive, elle sera torturée par un « expert » en chasse aux sorcières pour qu’elle confesse ses péchés. Et c’est à peu près ça…

Vous aurez compris que, malheureusement, le scénario un peu plat et linéaire est la faiblesse de ce film. Sorte de Braveheart au féminin (je fais référence à la fin de ce film) où on assiste une bonne partie du film à des séances de torture, la cinématographie et la réalisation sont pourtant irréprochables, malgré quelques petits détails incongrus à quelques moments et une trame musicale un peu trop présente. Pour les amateurs de films d’horreur, il est important de souligner que The Reckoning n’est pas un film fantastique. L’horreur se situe plutôt au niveau de l’ignorance, de l’incroyable pouvoir de la religion à l’époque, de la haine et de l’état psychologique dans lequel se retrouve Grace. D’ailleurs, les moments de réflexion intenses de la jeune femme sont franchement bien rendus, autant par la réalisation et le montage que le jeu de l’actrice.

Notez que le film n’est pas encore à l’affiche dans nos cinémas.

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