Dunkerque : essayez de quitter cette plage pour voir

Après avoir lu les critiques élogieuses qu’a reçu le nouveau film de Christopher Nolan, Dunkerque, j’avoue que j’avais très hâte de voir par moi-même ce nouveau chef d’oeuvre. Après des bijoux tels que la trilogie The Dark Knight, Inception et Interstellaire, il a choisi de s’attaquer à une oeuvre réaliste (pour la première fois) tirée d’un événement historique.

Pendant la deuxième guerre mondiale, les Français, les Belges et les Britanniques sont repoussés jusqu’au bord de la plage de Dunkerque et attentent ni plus ni moins un miracle. En effet, 400 000 hommes y sont entassés, les bateaux alliés se font rares et l’ennemi prend un malin plaisir à torpiller toutes leurs tentatives de fuite. (Non, vous ne la quitterez pas cette plage!)

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Dunkerque est un film non conventionnel sous plusieurs aspects. Le réalisateur a choisi de raconter son histoire en trois actes sur trois durées différentes, soit une semaine (la plage), une journée (le bateau de secours) et une heure (l’aviation). Chacun des chapitres sera amené à croiser les autres, ce qui en fait que les situations, échecs ou réussites que l’on voit sur une trame narrative ont des répercussions sur l’autre que nous ne verrons que plus tard (ou peut-être les avons-nous déjà vu). Il en résulte trois histoires (qui ressembles davantage à trois longues scènes) hyper-réalistes ou le spectateur est plongé dans un chaos incroyable. Le réalisateur utilise à plusieurs reprises un procédé très intéressant pour générer une expérience immersive; il nous fait vivre l’action grâce à un gros plan sur son personnage qui laisse toutefois bien voir le chaos régnant autour de lui. Le spectateur se sent ainsi sur la plage avec lui, au milieu des combats. Le stress ressenti par les protagonistes nous est littéralement transmis du début à la fin et la musique minimaliste (Hans Zimmer) y est pour beaucoup. 

Dunkerque ne met pas vraiment l’emphase sur un héros quelconque. Il n’y a que très (très très) peu d’actes héroiques. Aucun discours de bravoure, aucune discussion philosophique. Les dialogues sont tenus au minimum; les soldats sont trop traumatisés pour parler de toute manière! Le meilleur exemple vient de l’acteur Tom Hardy qui joue l’un des aviateurs. Ce dernier à moins de 10 lignes dans tout le film!

Dunkerque a pris l’affiche vendredi le 21 juillet. C’est effectivement un excellent film, très différent de tous les films de guerre que vous avez pu voir jusqu’à maintenant. À plusieurs reprises pendant la représentation, je me suis surpris à penser : « Oui, ça doit vraiment se passer comme ça du point de vue de ce soldat. » Ne manquez pas la chance de le voir au cinéma.

Image en couverture : Dunkerque, © 2016 Warner Bros. Entertainment Inc.

 

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