Logan et le départ réussi de Hugh Jackman

Considéré par plusieurs comment étant le meilleur film dans sa catégorie,  Logan raconte la troisième et dernière histoire solo de Wolverine incarné par l’acteur Hugh Jackman. On y trouve un homme déchu, épuisé, malade et dont les pouvoirs commencent à faire défaut. Bien qu’ils doivent s’occuper tant bien que mal de deux collègues mutants (dont le Professeur X, ni plus ni moins) plus grand chose n’a d’intérêt pour lui, jusqu’à ce que se fraie (de force) une nouvelle responsabilité morale.

Le saviez-vous? Logan se situe plus de 50 ans après les événements du film « Jours d’un avenir passé ».

Logan est un film de super-héros différent de plusieurs façons. D’abord parce qu’il brise probablement tous les codes des films de super-héros auxquels nous sommes habitués, mais aussi clairement parce qu’il s’adresse aux adultes et pas seulement à cause de la très grande violence dont il fait preuve. En effet, le film est coté « R »  aux États-Unis pour sa grande violence et partiellement pour le langage. Éléments inutiles, vous direz? Non, car même si elle est omniprésente, la violence sert le propos, ajoute au réalisme de ce film traité comme un « road movie » de type western et amplifie le paradoxe entre les scènes d’actions et celles qui se centrent sur la relation entre les personnages.

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Car Hugh Jackman livre ici la meilleure performance de sa vie (du moins dans le rôle de Wolverine) en mettant de l’avant la profondeur du désarroi psychologique du personnage et son mal de vivre. Les meilleures scènes sont sans l’ombre d’un doute celles décrivant sa relation avec Patrick Stewart (Professeur X). La violence n’est donc qu’un outil pour faire avancer l’histoire, pour la servir le plus réalistement possible, mais cela a pour effet de faire passer le spectateur d’un bout à l’autre du spectre émotionnel à tout bout de champ. Effectivement, sauter d’une scène touchante à une scène violente et revenir aux moments attendrissants à répétition est dur pour le moral… mais ultra efficace.

Le titre du film est Logan. Il s’agit d’une référence au roman graphique de Mark Millar «Old Man Logan», et a été délibérément choisi afin d’être en opposition avec le titre de Le Wolverine, paru en 2013.

Je salue l’audace du réalisateur, James Mangold, d’avoir opté pour une réalisation différente, simple mais magnifique, et surtout d’avoir pris le pari de ramener à l’avant-plan la violence que sous-entend un homme se baladant avec des griffes de métal au bout des poings. Probablement le film de super-héros le plus profond et réfléchi que j’ai vu depuis la trilogie Batman de Christopher Nolan.

James Mangold a pris soin de réaliser Logan avec le moins d’effets « CGI » et d’intégration sur écran vert possible afin de lui donner un aspect plus « humain ».

Je vous laisse avec la meilleure bande-annonce (selon moi), car la trame sonore qui l’accompagne décrit parfaitement l’atmosphère générale du film.

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